Bonne fêtes de fin d’année
La vie politique nationale reste active et passionnante. N’ayant plus de mandat national, je peux l’apprécier avec un peu plus de recul, en même temps que je m’occupe toujours beaucoup de ma bonne ville de Loches.
Sur le plan lochois, je reste convaincu qu’il ne faut pas ralentir notre effort d’adaptation au monde moderne tout en poursuivant aussi la mise en valeur de notre patrimoine au sens large du terme (pas seulement les vieilles pierres !) et notre qualité de vie pour attirer entrepreneurs, résidents nouveaux et touristes. D’où, ces jours-ci la création d’un Fonds de dotation « Loches patrimoine et culture » pour mobiliser la population sur le mécénat en faveur de notre territoire (voir le site www.lochespatrimoineetculture.fr)
Sur le plan national, je reste fidèle à mes idées libérales, réformatrices et européennes, malgré les tentations durant la crise que nous vivons, du repli sur soi nationaliste et du retour de l’Etat omniprésent. Et malgré l’ampleur des déficits qui s’annoncent.
L’intéressant débat sur l’identité nationale sera bénéfique s’il aboutit à une prise de conscience collective de nos valeurs historiques européennes et non seulement françaises, qu’il faut probablement réactiver malgré les appels à la solidarité mondiale et au respect légitime de tous les courants de pensée.
La réforme, essentielle, des collectivités et de la fiscalité locales n’a de sens que si elle mène à plus de simplifications et plus de responsabilités locales.
Et le retour de la France au premier plan de la scène internationale peut être utile lors de la reprise économique qui semble se dessiner, s’il n’est pas seulement l’expression du traditionnel cocorico national.
Enfin le Président de la République, dont je soutiens toujours le dynamisme et la volonté de faire bouger les choses dans notre Pays, m’inquiète lorsqu’il en fait trop à mon goût dans l’ouverture de type radicale socialiste, colbertiste ou écologiste, et dans le médiatiquement « people », qui apparaissent trop souvent comme une suite de « coups » pour tenir ces médias en alerte sur autre chose que les sujets sensibles qui se posent à notre pays.
Heureusement- mais est-ce une si bonne chose à long terme- l’Opposition, divisée comme avant l’époque Mitterand, n’a pas beaucoup d’idées neuves au plan national, même si au plan local certains de ses leaders sont plutôt efficaces dans la gestion de leurs collectivités. Et la majorité ne semble pas secréter à court terme de leaders de rechange plus libéraux crédibles, après les tentatives aventureuses de F.Bayrou ou Dominique de Villepin de se distinguer de Nicolas Sarkozy.
C’est dire que d’ici les élections régionales, dont il faudra quand même se méfier du résultat que j’espère pourtant bon en région Centre en faveur de mon ami Hervé Novelli, rien ne devrait fondamentalement changer dans le paysage politique français.
Ce n’est qu’après le mois de mars 2010 que, si la reprise est au rendez vous, on pourra vraiment juger du bilan des trois premières du quinquennat et en tirer les conséquences.
C’est en tous cas bien pour justifier une trêve des confiseurs sereine pour des fêtes de Noël et de fin d’année que je vous souhaite familiales, joyeuses et heureuses.